Home EconomieLFR 2026 : Après deux rejets successifs en Commission des finances et du contrôle budgétaire

LFR 2026 : Après deux rejets successifs en Commission des finances et du contrôle budgétaire

by Aicha Diop

le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026 est soumis ce mardi 3 novembre à l’examen des députés réunis en séance plénière. Cheikh Diba est attendu au front.

Les députés sont convoqués en séance plénière ce mardi 3 novembre 2026, à 10 heures, pour examiner le projet de loi n°40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026. L’information figure dans un communiqué de l’Assemblée nationale daté du 30 octobre. Le texte sera défendu par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba.

Cette séance intervient quatre jours après le deuxième rejet du projet par la Commission des finances et du contrôle budgétaire. Réunis le vendredi 30 octobre, ses membres avaient une nouvelle fois retoqué le texte du gouvernement, comme l’a rapporté Ndarinfo dans un article consacré au nouveau rejet de la LFR 2026 en commission.

Le bras de fer a commencé il y a près de deux semaines. Dans le cadre de l’examen du projet, la Commission a d’abord tenu deux séances, les 20 et 23 octobre. Jugeant insuffisantes les réponses apportées par le gouvernement à leurs préoccupations dans un premier mémorandum, les commissaires avaient rejeté le texte une première fois, le vendredi 23 octobre.

Pour renouer le fil du dialogue, le gouvernement a alors invoqué l’article 84 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. À sa demande, la plénière prévue le mardi 27 octobre pour l’examen de la LFR a été ajournée et le texte renvoyé en commission.

Par courrier daté du 26 octobre, le président de la Commission a ensuite saisi le ministre d’une demande d’informations complémentaires. La lettre était accompagnée d’un mémorandum détaillant les points restant à examiner. Ceux-ci portaient notamment sur les investissements prioritaires, le pouvoir d’achat, la transparence des dépenses publiques, ainsi que le déficit et la dette.

Le ministère a répondu par un deuxième mémorandum, également daté du 26 octobre. Mais les explications fournies et les éléments justifiant les arbitrages budgétaires n’ont pas davantage convaincu les commissaires. Réexaminé le vendredi 30 octobre, le texte a de nouveau été rejeté.

Dans un communiqué publié le 31 octobre, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a pris acte de cette décision. Cheikh Diba y regrette que la Commission n’ait formulé ni amendement ni contre-proposition. Le ministre a toutefois réitéré sa disponibilité pour poursuivre les échanges en plénière avec les députés de la majorité Pastef-Les Patriotes.

La situation est inédite. Le texte du gouvernement a été rejeté à deux reprises par une commission où la majorité est acquise au parti au pouvoir, sous la présidence d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale. L’issue du vote en plénière dira si l’exécutif est parvenu à rapprocher les positions, ou si le désaccord se prolonge jusque dans l’hémicycle.

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