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LFR 2026 : les députés convoqués en plénière le mardi 3 novembre

by Aicha Diop

Les députés sont convoqués en séance plénière le mardi 3 novembre à 10 heures pour examiner le projet de loi de finances rectificative 2026, rejeté à deux reprises en commission par la majorité Pastef. Le vote s’annonce décisif dans le bras de fer entre l’exécutif et le Parlement.

LFR 2026 : les députés convoqués en plénière le mardi 3 novembre

Le dénouement approche. L’Assemblée nationale a convoqué les députés en séance plénière le mardi 3 novembre 2026 à 10 heures, avec à l’ordre du jour le projet de loi n° 40/2026 portant loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026, présenté par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.

Cette convocation intervient au lendemain du deuxième rejet du texte par la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, vendredi 30 octobre. Dans un communiqué publié samedi, le ministère avait pris acte de cette décision, regretté qu’aucun amendement ni contre-proposition n’ait été formulé en trois séances de discussion et dit miser sur la prochaine plénière pour poursuivre le dialogue. Le groupe Pastef, de son côté, avait jugé « insuffisantes et insatisfaisantes » les réponses apportées à son mémorandum et dénoncé le refus de transmettre plusieurs documents, dont le rapport du cabinet Forvis Mazars et celui de l’Inspection générale des finances sur la dette non financière.

Le texte avait déjà été inscrit en plénière le 27 octobre. Ce jour-là, le ministre Cheikh Diba avait obtenu son renvoi en commission en invoquant l’article 84 du règlement intérieur. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, avait donné acte de la demande en saluant la perspective d’un dialogue entre les deux institutions. Le leader de Pastef, dont le parti détient 130 des 165 sièges, aurait toutefois indiqué que ses députés ne voteraient pas le projet en l’état.

L’enjeu dépasse le seul cadre budgétaire. Le projet ramène les recettes de l’État à 5 848,7 milliards de francs CFA, porte le déficit à 7,6 % du PIB et réduit de 555 milliards les dépenses d’investissement. Il conditionne aussi le programme de 2,2 milliards de dollars négocié avec le Fonds monétaire international. Le ministère a averti qu’une incertitude prolongée pourrait compromettre la mobilisation des financements de l’État en 2026 et accentuer les tensions sur sa trésorerie. Jeudi, l’agence Moody’s a abaissé la note souveraine du Sénégal en devises de Caa2 à Ca, en jugeant que le soutien parlementaire limité risquait de compliquer l’adoption des conditions préalables du FMI. Le 28 octobre, en Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye avait demandé au Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, de prendre « toutes les dispositions juridiques idoines » pour mettre en œuvre les projets inscrits dans la LFR et le budget 2027

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