Home Société Syndicalisme – Le front social en ébullition : Grande marche nationale aujourd’hui

Syndicalisme – Le front social en ébullition : Grande marche nationale aujourd’hui

by Aicha Diop

Entre salles de classe désertes et moteurs à l’arrêt, le mécontentement gagne la rue. Le Front syndical pour la défense du travail appelle à une mobilisation massive, ce mercredi, pour contraindre l’Etat à respecter ses engagements, alors que les grèves des enseignants et des transporteurs paralysent déjà le pays.

Par Justin GOMIS – Un pacte social au bord de la rupture ? Le climat social est électrique. Après des semaines de bras de fer marquées par les débrayages récurrents dans le secteur de l’éducation et les arrêts de travail dans les transports, la contestation franchit une nouvelle étape. Le Front syndical pour la défense du travail passe à l’offensive en organisant une marche de protestation nationale ce 8 avril 2026. Le mot d’ordre est clair : exiger des autorités étatiques la mise en œuvre effective des engagements souscrits dans le cadre du Pacte de stabilité sociale. Pour les syndicats, le temps des promesses est révolu ; l’heure est au respect des accords signés pour apaiser une base de plus en plus exaspérée par la cherté de la vie et la précarité des conditions de travail.

L’axe de la colère : du Cerf-volant au Jet d’eau
Le rassemblement, qui s’annonce comme un test de popularité pour les centrales syndicales, débutera à 15h 00 au rond-point Cerf-volant, siège emblématique de la Confédé­ration nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Le cortège suivra un itinéraire hautement symbolique à travers les quartiers populaires, avec une traversée de Niari Tally. Alors que l’arrivée : prévue aux alentours de 18h 30 au rond-point Jet d’eau (Sicap), sur l’avenue Bourguiba.

Cette marche intervient dans un contexte de paralysie sectorielle. Les enseignants, qui réclament des revalorisations salariales et de meilleures carrières, voient leurs rangs grossis par les transporteurs, étouffés par les coûts d’exploitation et les taxes. «On ne peut plus parler de stabilité quand les engagements de l’Etat restent lettre morte», confie un délégué syndical.
En convergeant vers l’avenue Bourguiba, les manifestants entendent transformer ce cri de détresse en un message politique fort. La réussite de cette mobilisation déterminera sans doute la suite des négociations -ou le durcissement du conflit social dans les semaines à venir.

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