Home SociétéSébikotane – Recasement et indemnisation liés au Ter : Les impactés de la phase 2 veulent plus de vitesse

Sébikotane – Recasement et indemnisation liés au Ter : Les impactés de la phase 2 veulent plus de vitesse

by Aicha Diop

Alors que les rails de la phase 2 du Ter progressent vers l’aéroport, le volet social semble faire du surplace. A Sébikotane, le Collectif des impactés exige de l’Etat une diligence immédiate : viabilisation des terrains, délivrance des actes de propriété et paiement des indemnités de loyer. Un bras de fer s’installe pour une sécurisation foncière qui ne peut plus attendre.

Par Alioune Badara NDIAYE – L’impatience grandit chez les impactés de la seconde phase du Train express régional (Ter). Privés de services de base comme l’eau et l’électricité sur leurs sites de recasement et en attente d’indemnisations agricoles, ces résidents de la zone de Sébikotane dénoncent des «lenteurs inacceptables».
Les lenteurs notées dans le processus de recasement des impactés de la phase 2 du Ter indisposent les populations de Diamniadio, Sébikotane et Keur Moussa. Regroupés autour d’un collectif, ces impactés ont ainsi étalé, dimanche lors d’un point de presse à Sébikotane, leur exaspération, appelant à plus de diligence dans le traitement des dossiers. «Le collectif des impactés du Ter Takhawou sunu moomel s’est réuni, non pas pour élever la voix, mais pour élever les maux devant l’Etat du Sénégal sur les lenteurs observées dans le traitement des dossiers des impactés du Ter de la phase 2», a posé Amourabi Diouf, coordonnateur du collectif. «Ce Ter, qui doit quitter l’aéroport pour transporter les athlètes à Diamniadio pendant les Jeux Olympiques de la Jeunesse, passera dans les maisons des impactés qui ne sont toujours pas encore casés», a-t-il alarmé face à la situation.  «Depuis des années, le site de recasement de Sébikotane n’a bénéficié d’aucune commodité qui pourrait permettre à l’impacté de s’installer. Il n’y a ni eau, ni électricité, ni voirie», a-t-il évoqué, déplorant aussi la lenteur dans la délivrance des actes de propriété. «L’absence de ces documents empêche toute sécurisation foncière», a noté M. Diouf, non sans omettre à ce registre la répartition des 42 hectares réservés aux agriculteurs et n’ayant fait l’objet d’aucune avancée. «Plus les lenteurs demeurent, plus des problèmes vont naître et plus les impactés vont réclamer leurs droits, et c’est légitime», a-t-il assuré, exhortant les autorités à trouver une solution dans les meilleurs délais. «Nous demandons dans l’immédiat une route pour accéder au site de recasement et que les commodités s’en suivent, de même que les titres fonciers, la répartition des 42 hectares aux propriétaires de champs, un intervalle de 3 mois pour les tirages des parcelles, la réparation des dégâts collatéraux causés par les travaux du Ter dans la zone sud de Keur Moussa», a clamé le coordonnateur.
Il a aussi intégré au panier de revendications, le remboursement des loyers depuis l’épuisement de six mois pour les propriétaires résidents, l’indemnisation des pertes agricoles, des propriétaires de terrains nus, des préjudices subis par les propriétaires qui étaient en chantier.

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