Le ministère de la Jeunesse et des sports réunit, durant deux jours, les fédérations et organisations sportives à Dakar pour consulter l’ensemble des parties prenantes. Cet atelier de partage et de consolidation des avant-projets de décrets d’application vise à co-construire la réglementation opérationnelle de la nouvelle loi portant Code du sport.
Par Malick GAYE – Une concertation élargie s’ouvre pour l’avenir de l’écosystème sportif sénégalais. Les dirigeants de fédérations, responsables d’associations et représentants des institutions sportives se sont rassemblés à l’initiative des autorités étatiques. L’objectif affiché consiste à soumettre à la réflexion collective, une série de textes d’application destinés à rendre pleinement opérationnelle la loi promulguée le 21 mai 2026. «Ce code n’est pas l’œuvre exclusive des cadres du ministère de la Jeunesse et des sports. Il est le fruit du travail collectif de tous les acteurs du mouvement associatif», a souligné la ministre de la Jeunesse et des sports, Djirèye Clotilde Coly, lors de la cérémonie d’ouverture.
Les acteurs du secteur ont été répartis au sein de quatre commissions spécialisées pour traiter du financement, de la formation, des activités physiques ou encore du sport pour tous. Ces travaux visent à encadrer le statut des athlètes de haut niveau, l’engagement des entreprises, l’éthique ou la lutte contre le dopage. «Associer les acteurs du sport permet d’être dans une démarche inclusive qui va faciliter l’adoption et l’adhésion aux textes qui vont gouverner le sport sénégalais», a précisé l’autorité ministérielle en marge de la rencontre.
Du côté du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), cette méthode participative suscite un accueil favorable. «Associer les acteurs du terrain à la co-construction des textes réglementaires est le seul moyen de garantir leur applicabilité et leur efficacité future», a déclaré Mamadou Bâ, s’exprimant au nom du mouvement olympique. Il a insisté sur l’urgence d’établir «un cadre juridique protecteur valorisant le statut du bénévole et sécurisant sa responsabilité civile et pénale».
Cette harmonisation réglementaire s’inscrit dans les orientations du référentiel «Sénégal 2050» et prépare le pays à l’échéance des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Les propositions tirées de cet atelier de deux jours serviront à finaliser les décrets avant leur réintégration dans le circuit officiel d’adoption.