Retour sur la performance historique de Matar Diop qui a décroché la médaille de bronze en judo -66 kg hommes aux JOJ de Dakar 2026, la toute première médaille du Sénégal dans ses Jeux Olympiques de la Jeunesse.
Au lendemain de l’allumage de la vasque olympique pendant la cérémonie d’ouverture des JOJ Dakar 2026, c’est dans une ambiance de feu que la première journée de judo s’est déroulée au Dakar Exhibition Center.
Et si elle a augmenté jusqu’au bout de la session de l’après-midi, c’est parce que le pays hôte, le Sénégal, s’est découvert un nouveau héros : Matar Diop. Le -66 kg hommes a enflammé la journée avec son parcours qui l’a mené jusqu’au podium. Il a décroché la médaille de bronze à l’issue d’un combat remporté au golden score face au Français Nathan Gbingbehi (11-1), devenant le premier Sénégalais à remporter une médaille dans ces Jeux Olympiques de la Jeunesse disputés à domicile.
« Je suis conscient que je viens de réaliser une prouesse et c’est la première fois que des Jeux Olympiques se tiennent en Afrique et c’est aussi beaucoup de bonheur pour nous », a-t-il réagi au micro d’Olympics.com avec sa médaille de bronze autour du cou.
« Elle représente énormément pour moi, c’est la première fois que l’Afrique accueille un événement olympique. La compétition s’est bien déroulée et nous nous sommes battus avec toute la hargne nécessaire pour gagner cette médaille donc c’est un grand accomplissement pour nous. »
Son exploit historique a été accompagné par une explosion de joie qui a fait vibrer le site de compétition. Le public l’a poussé tout au long de la journée avant de le célébrer en lui offrant un véritable bain de foule. Des chants ont accompagné chacune de ses apparitions sur le tatami, l’ambiance étant notamment assurée par les membres de son club, le Judo Club Somone Baobab.
« On est comme ça, ce n’est pas la première fois. On vient toujours avec nos mamans, avec les petits dès quatre ans », explique Charles Awa Niang, entraîneur du club qui a vu grandir Matar Diop et son immense potentiel.
La performance de son élève lui apporte de la « joie » et un « grand plaisir » et il n’est pas le seul.