Le président américain avait annoncé sur son réseau Truth Social une « news conference ».
La Maison Blanche a ensuite précisé qu’il s’agirait d’un échange plutôt informel avec les quelques journalistes assistant à une réunion consacrée au Kennedy Center, salle de spectacles emblématique de la capitale américaine.
Le milliardaire âgé de 79 ans s’est lancé d’abord dans une longue improvisation, consacrée au début à l’offensive contre l’Iran et à la situation dans le détroit d’Ormuz, puis à des sujets sans rapport avec l’offensive israélo-américaine.
« Blanc très puissant »
Il s’est étendu sur la rénovation prochaine du Kennedy Center, rebaptisé Trump-Kennedy Center en son honneur.
« Ce que je fais de mieux dans la vie c’est construire », a lancé Donald Trump, qui a repris cette institution culturelle en main.
Puis il a vanté les « beaux rideaux dorés » se trouvant derrière lui, avant d’évoquer un autre chantier qu’il a lancé:la construction d’une salle de bal à la Maison Blanche.
« Tout cet étage sera une salle de cocktail », a-t-il décrit. « Nous sommes en-dessous du budget, si ce n’est pour les marbres qui seront d’une meilleure qualité. Nous utilisons de l’onyx et des pierres qui sont incroyables. »
Puis l’ancien promoteur immobilier est revenu au Kennedy Center, où il va aussi faire installer « de très beaux marbres » et dont il a décrit en détail les travaux de peinture.
« C’était peint avec un doré bon marché et nous l’avons fait peindre en blanc, une très épaisse couche de blanc très puissant », a déclaré l’ancien promoteur immobilier.
« Personne n’a jamais réussi à faire une peinture dorée qui ait l’air réelle », a précisé l’ancien animateur de téléréalité, dont le goût pour le métal doré est bien connue.
Un peu plus tard dans son intervention, Donald Trump a évoqué la majorité très mince des républicains à la Chambre des représentants.
« La mort c’est très mauvais »
« La mort c’est très mauvais quand vous avez une majorité de deux ou trois sièges », a-t-il dit, avant de parler à la surprise générale d’un élu conservateur de Floride « très malade ».
« Il était condamné d’ici juin », a lancé le président à propos de ce parlementaire, Neal Dunn. « Ce n’était pas public », a relevé le patron de le Chambre des représentants Mike Johnson, assis à la droite du chef d’Etat et visiblement embarrassé.
Donald Trump a ensuite laissé entendre que l’élu avait été sauvé grâce à l’aide qu’il lui avait apportée pour trouver les meilleurs soins possibles, en disant: « Je l’ai fait pour lui d’abord, pour conserver son siège ensuite », en glissant que la deuxième raison avait compté presque autant que la première.
Lorsqu’il a ouvert la séance de questions-réponses avec la presse, au bout d’une bonne trentaine de minutes d’improvisation, Donald Trump a été interrogé sur la guerre au Moyen-Orient, et ses réponses ont donné lieu à d’autres digressions.
Interrogé sur le Liban, il a par exemple raconté avoir parlé une personne « très importante » et « riche » dont les parents vivent dans le pays.
« Ils se sont habitués à être bombardés », a déclaré le président américain, ajoutant: « J’imagine qu’ils s’habituent. Je ne sais pas, il y a des gens qui vivent en Ukraine, vous pourriez penser qu’ils ne voudraient pas vivre en Ukraine, mais ils vivent en Ukraine. Je ne crois pas que je ferais ça. »
Donald Trump a aussi assuré avoir prédit que l’Iran utiliserait le détroit d’Ormuz comme une « arme », avant d’ajouter: « J’avais prévu qu’Oussama Ben Laden ferait tomber le World Trade Center » dans un livre publié un an avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Ce n’est pas la première fois que le président américain fait cette affirmation, dont plusieurs médias américains ont démontré qu’elle était mensongère.