En période de trêve internationale, Marc Cucurella a eu des mots forts sur la politique de Chelsea. Du recrutement au choix du coach, l’Espagnol n’a esquivé aucun sujet.
Depuis la débâcle concédée contre le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions (2-8, score cumulé), les doutes s’abattent sérieusement sur le projet de Chelsea. Actuellement à la sixième place de Premier League, le club londonien n’a plus qu’une Coupe d’Angleterre pour sauver sa saison, en plus d’être bien parti pour ne pas se qualifier en C1 la saison prochaine. De quoi provoquer de la frustration auprès du vestiaire. Et ce mardi, le cadre Marc Cucurella a profité de son passage avec la sélection espagnole pour évoquer les problèmes de son club, qu’il a rejoint en 2022.
Marc Cucurella toujours marqué par la défaite contre le PSG
En revenant sur la défaite contre le PSG, Marc Cucurella a reconnu dans un entretien pour The Athletic que d’avoir trop de jeunes joueurs avait été un problème, « car pour beaucoup de joueurs, c’était la première fois qu’ils disputaient un match de ce calibre ». Il a notamment remis en cause la politique de recrutement des jeunes joueurs : « je comprends que cela fasse partie de la politique du club et qu’il souhaite s’orienter dans cette direction (…), mais pour nous qui sommes là depuis longtemps et voulons remporter de grands titres, des moments comme celui-ci sont décourageants. Nous avons un bon noyau de joueurs. Mais pour prétendre aux grands trophées comme la Premier League ou la C1, il faut plus », a-t-il lâché, expliquant que l’effectif actuel compliquait la réalisation de ces objectifs.
S’ajoute à cela une complication de gestion des entraîneurs difficile à suivre pour les cadres de Chelsea. S’il salue le travail de Liam Rosenior, quelqu’un proche du groupe et qui a su parfaitement gérer le groupe et avec de belles idées footballistiques, il estime que ses coéquipiers et lui « n’ont pas le temps de les mettre en pratique », indiquant que le changement de manager en plein milieu de saison « ne laisse aucun temps pour travailler sur le terrain d’entraînement ». Le latéral, qui a connu six entraîneurs depuis son arrivée, n’a pas compris non plus le départ d’Enzo Maresca, sans s’opposer à l’arrivée de Rosenior.
Des changements d’entraîneurs qui agacent les cadres
« Nous savions ce que Maresca attendait de nous. Remporter un titre comme la Coupe du Monde des Clubs est aussi un atout, cela renforce les liens et crée des relations formidables (…). Le départ de Maresca a eu un impact considérable sur nous. Ce sont des décisions prises par le club. Si vous m’aviez demandé mon avis, je n’aurais pas pris cette décision. Pour un changement de cette ampleur, le mieux est d’attendre la fin de la saison. Cela donne à tout le monde le temps de se préparer et de faire une préparation complète », a lâché le défenseur de 27 ans, alors que l’ex-coach de Strasbourg est déjà remis en cause.
Et pour Marc Cucurella, tout cela explique l’instabilité qui règne au sein du club londonien. « L’instabilité qui règne au sein du club vient de là, en résumé. Nous avons d’abord eu un entraîneur intérimaire, puis un nouvel entraîneur, avec de nouvelles idées et sans le temps de les mettre en œuvre. C’est comme ça ». La frustration de Marc Cucurella face à la situation à Chelsea sonne comme un cri d’alerte envers sa direction, alors que plusieurs cadres, à l’image d’Enzo Fernández, semblent décidés à jeter l’éponge et à aller voir ailleurs.