La présidente de l’Union pour le progrès et le renouveau du Sénégal (Uprs) a été placée sous mandat de dépôt, ce jeudi, par le procureur de la République. Poursuivie pour diffusion de fausses nouvelles, injures publiques via un système informatique et discours contraires aux bonnes mœurs, l’influenceuse comparaîtra le lundi 26 octobre devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar.
Présentée au Parquet par la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) à la suite d’une plainte déposée par l’association And samm jikko yi, Ndèye Sow Leïla est défendue par un collectif d’avocats réunissant Mes Aboubacry Barro, El Hadj Diouf, Oumar Youm et Moustapha Mbaye. Evitant l’ouverture d’une information judiciaire malgré une seconde plainte pendante contre elle, elle sera jugée selon la procédure d’urgence.
Cette incarcération a immédiatement suscité de vives réactions dans l’espace politique. Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) est monté au créneau pour dénoncer une «tentative d’intimidation» visant à museler les voix critiques. Jugeant que la divergence d’opinions ne saurait constituer une infraction pénale, le mouvement exige l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de la mise en cause. Exprimant sa solidarité envers l’activiste et ses proches, le Fdr appelle les organisations de défense des droits humains à la vigilance face à ce qu’il qualifie de banalisation des arrestations arbitraires.