A l’issue du deuxième vote indicatif organisé ce vendredi 21 août par le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ancien chef de l’Etat sénégalais grimpe à la quatrième position. Seul représentant de l’Afrique de l’Ouest encore en compétition pour le poste de Secrétaire général, Macky Sall fait preuve de résilience, mais peine à transformer l’essai face à une majorité d’avis défavorables.
La course au plus haut poste de la diplomatie mondiale entre dans une phase décisive à New York. Ce vendredi 21 août 2026, les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Onu se sont livrés à un deuxième straw poll (vote d’orientation à bulletin secret) pour tester le soutien dont disposent les candidats à la succession de António Guterres. Pour l’ancien Président sénégalais Macky Sall, les résultats apportent une satisfaction comptable, mais soulignent également la complexité de l’équation diplomatique.
Positionné à la 5è place lors du premier scrutin du 30 juillet dernier, Macky Sall se hisse désormais au 4è rang du classement général. Avec 6 mentions «encourage», 7 «décourage» et 2 «sans opinion», l’ex-dirigeant conserve exactement la même base de soutiens favorables qu’au premier tour. Cette constance témoigne d’un socle d’appuis fidèles, probablement portés par la diplomatie africaine et certains partenaires stratégiques. Seul candidat issu de l’Afrique de l’Ouest parmi les huit personnalités encore en lice, Macky Sall incarne les ambitions du continent pour diriger l’institution internationale.
Un ratio défavorable face à une base solide
Toutefois, derrière ce gain d’une place au classement, se cache une arithmétique plus exigeante. Avec 7 avis défavorables contre 6 favorables, Macky Sall reste bloqué par une majorité de retraits au sein du Conseil. Pour espérer être recommandé par l’Onu, un candidat doit recueillir au moins 9 voix favorables sur 15 et ne faire l’objet d’aucun veto de la part de l’un des cinq membres permanents (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni). En l’état actuel des consultations, les réserves manifestées à l’encontre du candidat sénégalais constituent un frein à la dynamique de sa campagne.
En haut du tableau, la compétition s’intensifie. C’est la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett qui prend la tête de ce deuxième vote avec 8 mentions favorables (3 «décourage» et 4 «sans opinion»), suivie de près par Rebeca Grynspan (7 «encourage», 4 «décourage») et le directeur de l’Aiea, Rafael Grossi (7 «encourage», 6 «décourage»).
Macky Sall devance, quant à lui, des figures diplomatiques majeures telles que Olara Otunnu (5 «encourage»), María Fernanda Espinosa Garcés (4 «encourage»), l’ancienne Présidente chilienne Michelle Bachelet (2 «encourage»), et Ivonne A-Baki fermant la marche sans moindre vote favorable.
Les straw polls ne constituant pas des votes définitifs, la stratégie de Macky Sall dans les prochaines semaines consistera à convaincre les membres indécis («sans opinion») et à inverser la tendance auprès de certains pays ayant voté «décourage». Les tractations en coulisse s’annoncent intenses avant les prochains tours de scrutin, où la question des éventuels vetos commencera à peser lourdement dans la balance.
Nouveau vote indicatif à l’Onu : Macky grignote des points
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