le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a déposé une proposition de résolution visant à faire la lumière sur la gestion du programme « Un étudiant, un ordinateur », impliquant un montant cumulé de près de 48,5 milliards FCFA.
Selon L’Observateur, les députés dénoncent de graves dysfonctionnements au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, notamment l’absence de contrôle de la Direction centrale des marchés publics (DCMP) et des irrégularités répétées dans la passation des marchés depuis 2017.
Au cœur du dossier figurent des failles financières majeures, dont un fonds de garantie flou de près de 2 milliards FCFA logé à Ecobank, un virement de plus de 1,4 milliard FCFA effectué en 2023 au profit d’une société privée non contractante, ainsi que la découverte de 13 comptes bancaires liés au projet au lieu des 3 officiellement répertoriés. Si la commission d’enquête venait à être validée, ses investigations cibleraient ministres, directeurs, banques et prestataires impliqués. Seule ombre au tableau : le périmètre temporel interroge, les parlementaires semblant focaliser leurs recherches sur la période post-2017, laissant pour l’instant de côté les trois premières années d’existence du programme lancé en 2014