A quelques mois de l’expiration du mandat des élus territoriaux, prévue en janvier 2027, le président de l’Alliance démocratique « Pencco », Moussa Tine, alerte sur le retard pris dans les préparatifs des prochaines élections territoriales et le manque de visibilité sur leur calendrier.
L’ancien député estime que le Sénégal n’est pas encore dans une « impossibilité juridique » d’organiser le scrutin, mais juge préoccupante l’incertitude qui entoure actuellement sa préparation. Il rappelle que son parti avait déjà invité le gouvernement à anticiper les différentes opérations nécessaires à la tenue des élections.
Pour Moussa Tine, la date du scrutin doit être connue suffisamment à l’avance par l’ensemble des acteurs politiques et les électeurs, afin de leur permettre de se préparer dans de bonnes conditions. « Il n’est pas normal qu’un seul camp sache à quel moment on va organiser les élections locales », déclare-t-il.
Le leader de « Pencco » reconnaît que le Code électoral prévoit des mécanismes pouvant permettre un report du scrutin dans certaines circonstances. Mais, insiste-t-il, une telle mesure doit demeurer exceptionnelle, être dûment justifiée et faire l’objet d’une concertation avec les différents acteurs concernés.
Moussa Tine préconise, à cet effet, l’ouverture de discussions sur plusieurs questions susceptibles d’avoir une incidence sur le processus électoral, notamment la mise en œuvre de l’Acte 4 de la décentralisation, les cartes nationales d’identité et la révision des listes électorales.
Il estime qu’une anticipation des opérations et un dialogue entre les parties prenantes sont nécessaires pour préserver la visibilité du calendrier électoral et garantir la crédibilité des prochaines élections territoriales.