Un soldat français est mort en Irak, dans une attaque de drone menée ce jeudi soir. Le président français Emmanuel Macron a annoncé la mort du militaire sur X. « L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak« , a-t-il écrit. Le gouverneur de la région d’Erbil, au Kurdistan irakien où la frappe a eu lieu, avait affirmé que la base conjointe kurdo-française dans la zone de Makhmour avait été la cible d’une attaque de drone.
Le ministère français des Armées a précisé dans un communiqué ce vendredi matin que six autres soldats français ont été blessés. « À 20h40, un drone a frappé le centre de la base kurde de Mala Qara dans laquelle plusieurs militaires français étaient installés« , clarifie le communiqué. Cette perte et ces blessés français sont bien liés à la guerre lancée au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël.
« La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques«
Si elle n’a pas été formellement revendiquée, l’attaque a très probablement été menée par un groupe armé pro-iranien nommé Ashab al-Kahf (AK). Suite à la frappe de drone, ils ont affirmé sur Telegram qu’ils continueraient de cibler la France. « Nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront sous le feu de nos attaques« , ont-ils écrit. Une annonce justifiée par « l’arrivée du porte-avions français dans la zone d’opérations du Commandement central américain et son engagement dans les opérations » selon leur message.
La France est présente dans la région depuis 2014 dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre le terrorisme chapeautée par l’opération « Inherent Resolve », menée par les États-Unis. La France et l’Italie sont chargées d’entraîner les forces armées kurdes et irakiennes à se défendre contre les djihadistes de l’État islamique. « Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques« , a déploré Emmanuel Macron.