Home A la UNE Renforcement de ses prérogatives : DIOMAYE, LE NOUVEL ÉLAN

Renforcement de ses prérogatives : DIOMAYE, LE NOUVEL ÉLAN

by Aicha Diop

Les taux de survie des entreprises restent relativement élevés à court terme (86, 6% après un an), mais chutent progressivement à 53, 8% après cinq ans, illustrant la fragilité du tissu entrepreneurial. Les personnes morales affichent un taux de survie légèrement plus faible que les personnes physiques à long terme, 47, 3% contre 55, 1%, après cinq ans, selon les résultats de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises du Sénégal (Endes) 2026 de l’Ansd.

Par Dialigué FAYE – Les résultats de l’Enquête nationale sur la démographie des entreprises (Endes) 2026 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) montrent que «86, 6% des entreprises nouvellement créées survivent à leur première année d’exercice. Cependant, moins de trois entreprises sur cinq nouvellement créées continuent leurs activités après cinq années d’exercice, soit un taux de 53, 8%. D’après l’Ansd, «le taux de survie suit une tendance baissière quel que soit le statut juridique de l’entreprise. En effet, après une année d’exercice, dans le groupe des entreprises ayant le statut de personne morale, 86, 2% continuent d’exister. Cette proportion chute progressivement pour s’établir à 47, 3% après cinq années d’exercice. En d’autres termes, après cinq années d’activités, plus de la moitié des entreprises disparaît. Par ailleurs, cette même tendance est observée chez les entreprises individuelles. Néanmoins, les résultats montrent que plus de la moitié (55, 1%) arrive à se maintenir dans le marché après cinq ans d’activités».

Taux de survie par région
L’analyse de la survie des entreprises suivant les régions montre que «plus de 80% des entreprises créées survivent à leurs premières années d’exercice, quelle que soit la région considérée». En particulier, relève le rapport, «les régions de Diourbel et de Saint-Louis présentent des taux de survie des entreprises élevés, avec respectivement 91, 9% et 92, 0%. Toutefois, à cinq années, le taux de survie des entreprises varie de manière disparate suivant les régions. En effet, dans des régions comme Tambacounda, Kaffrine et Sédhiou, le taux de survie après cinq années d’exercice est plus élevé, avec respectivement 76, 6%, 74, 7% et 68, 7%. Cependant, les résultats indiquent que moins de 50% des entreprises restent actifs après cinq années d’exercice dans des régions comme Louga, Dakar et Saint-Louis, enregistrant respectivement des taux de 46,,8%, 49,,7% et 49,,8%».

L’analyse des taux de survie des entreprises, selon la branche d’activité, montre que «plus 85% des entreprises nouvellement créées survivent à leurs premières années d’exercice dans la majorité des branches d’activités. En revanche, les services fournis aux entreprises, le transport et les télécommunications et les hôtels, bars et restaurants apparaissent plus fragiles à la première année d’exercice, avec des taux de survie respectifs de 78, 2%, 76, 3% et 74, 4%.

A cinq années d’exercice, plus de la moitié des entreprises survit dans la majorité des branches d’activités. Par ailleurs, il ressort de l’analyse des taux de survie que les entreprises qui exercent dans le secteur industriel sont plus résilientes car moins de 40% disparaissent après 5 ans. Le taux de survie dans ce secteur varie entre 71, 6% au niveau de l’industrie textile et 61, 1% au niveau de l’alimentaire, passant à 67, 5% pour les autres industries et 63, 8% pour le Btp».
Au niveau des services, par contre, «le taux de survie des entreprises après 5 ans d’exercice passe de 59, 9% pour le commerce à 30% pour les services fournis aux entreprises. En somme, l’étude révèle que les entreprises du tissu industriel sont plus résilientes que celles des services».

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