La promulgation de la loi n°2026-10 du 12 mai 2026 portant réforme des articles 29 et 30 du Code électoral continue de susciter des réactions au Sénégal.
Dans une publication, Alioune Tine a vivement critiqué ces dispositions qu’il considère comme contraires aux principes démocratiques et aux valeurs de cohésion nationale.
Selon lui, « ces deux articles du Code électoral sont iniques » et « ont coûté cher à la démocratie, aux valeurs d’inclusion et de cohésion sociale, donc à la société et à la stabilité du pays ».
Il rappelle par ailleurs son opposition de longue date à ces textes, affirmant : « Nous avons toujours été contre ce texte. »
Au-delà du contenu de la réforme, Alioune Tine s’est également insurgé contre la méthode ayant conduit à son adoption. Il déplore « la manière peu démocratique utilisée », qu’il attribue à « un despotisme parlementaire rampant dans ce pays », estimant que cette situation intervient dans un contexte marqué par « des tensions croissantes entre l’exécutif et le législatif ».
Commentant la décision du chef de l’État, il estime que « le président Diomaye, en promulguant la réforme des articles 29 et 30 de la loi électorale, prend simplement acte de ce qu’il faut désormais considérer comme une cohabitation douce ».