Recruté par le PSG afin de prendre la succession de Gianluigi Donnarumma, Lucas Chevalier est devenu la doublure de Matvey Safonov. Le Français vit des moments très difficiles dans le club de la capitale mais aussi en équipe nationale. Et les choses ne vont pas en s’arrangeant…
Lucas Chevalier n’avait pas signé pour ça. L’été dernier, le portier français, brillant sous le maillot du LOSC, a été choisi par le Paris Saint-Germain afin de prendre la succession de Gianluigi Donnarumma, qui refusait de prolonger aux conditions du club francilien et qui a ensuite été transféré à Manchester City. Pour l’arracher aux Dogues, les pensionnaires du Parc des Princes ont signé un chèque de 55 M€ (bonus compris) tout en offrant au joueur une place de n°1 et un contrat jusqu’en 2030. Très heureux de rejoindre le meilleur club français et les champions d’Europe en titre, le gardien tricolore avait livré ses premières impressions peu après la signature de son bail longue durée.
«Une immense fierté. C’est clairement un nouveau cap dans ma carrière. Je passe à une étape supérieure, et c’était important pour moi de le faire maintenant. Je sentais que c’était le bon moment. Je pense que mes proches sont très fiers de moi. On se sent très, très bien depuis notre arrivée. Je tiens à remercier le Président, Luis Campos, le coach Luis Enrique, tout son staff et toutes les personnes qui ont travaillé pour me faire venir ici. C’est une immense joie pour moi de rejoindre le Paris Saint-Germain, je vais porter ce maillot avec amour et ambition. C’est un club ambitieux, et j’ai hâte de rencontrer les supporters. Je suis un gamin qui réalise son rêve, celui de jouer pour un très grand club. Et que ce soit Paris, le club de la capitale, ça a encore plus de sens pour moi. J’ai hâte de voir les supporters au Parc, je donnerai le meilleur de moi-même. Ensemble, on gagnera de nombreux titres. Ici c’est Paris !»
De titulaire à remplaçant au PSG
Quelques mois plus tard, le natif de Calais a perdu son sourire. Pas toujours à son avantage dans les cages parisiennes, il avait débuté dans la peau d’un titulaire avant de se faire doubler par Matvey Safonov, qui a toujours clamé qu’il ne craignait pas Chevalier. Luis Enrique a fait du Russe le nouveau numéro 1. De son côté, le Français prend place sur le banc, lui qui a visiblement des difficultés à s’intégrer dans le vestiaire parisien. Auteur de 26 matches toutes compétitions confondues (28 buts encaissés, 10 clean sheets), l’ancien joueur du LOSC fait les frais de la dure loi du sport. Lucho ne lui fera pas de cadeau. «Le football, c’est incroyable. Vous avez critiqué tout le temps Chevalier durant la première partie de saison, je l’ai défendu. Maintenant, la question est de savoir quand il va jouer. C’est le football de haut niveau», a précisé le coach asturien la semaine passée, visiblement agacé des questions constantes sur la gestion du cas Chevalier.
Un joueur qui n’a plus rejoué depuis le 23 janvier dernier et une victoire 1 à 0 face à Auxerre en Ligue 1. Depuis, il est un simple remplaçant, dans l’ombre d’un Safonov qui ne lui laisse aucune miette. Et on n’est pas près de revoir le Français en action. Hier, le PSG a révélé que l’international tricolore est sur le flanc. «Victime d’une lésion de la cuisse droite ce matin à l’entraînement, Lucas Chevalier restera en soins ces prochaines semaines.» Un nouveau coup dur pour Lucas Chevalier, qui avait été déjà stoppé 12 jours en décembre dernier après un pépin à la cheville (2 matches manqués). Paris n’en a pas dit plus concernant la durée de son absence cette fois-ci. Mais L’Equipe rapporte que le joueur, qui s’est blessé tout seul hier, va manquer trois semaines de compétition.
Une place en danger chez les Bleus
Même si on ne s’attendait pas à ce qu’il soit forcément titulaire, il ratera les matches face à Lorient, le Bayern Munich, Brest, Lens et certainement celui contre le Paris FC. Il pourrait être apte pour la finale de la Ligue des Champions si jamais Paris se qualifie. Autre mauvaise nouvelle pour Chevalier, sa blessure intervient à quelques jours de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du Monde 2026. Celle-ci sera dévoilée le 14 mai. Le gardien ne rejouera pas avant cette date-là, lui passera donc près de 4 mois sans jouer. En mars dernier, DD l’avait convoqué, mais déclassé. Il était passé de doublure de Mike Maignan à numéro 3, derrière Brice Samba. A présent, il n’aura pas l’occasion de se montrer, ni de s’entraîner avant la liste finale.
Et sa place n’est pas assurée. Si Deschamps n’aime pas forcément tout chambouler, il prend en compte la situation du joueur. D’autant qu’il a d’autres options entre les mains. En début de semaine, Hugo Lloris a ouvert la porte à un retour chez les Bleus, potentiellement au poste de n°3. Celui de Chevalier. Deschamps et son staff ont assuré que ce n’était pas d’actualité. La blessure et la situation de Chevalier peuvent rebattre les cartes, bien qu’il ne soit pas forfait pour le tournoi. Robin Risser et Jean Butez, dont les noms reviennent ces derniers mois, sont surveillés mais encore loin pour le moment. Alphonse Areola, lui, est remplaçant à West Ham. Bref, les choses ne vont pas en s’arrangeant pour le joueur de 24 ans, passé du rêve au cauchemar en quelques mois, aussi bien au PSG que chez les Bleus. Il devra trouver une bonne porte de sortie durant le mercato d’été pour relancer sa carrière. Il y a quelques semaines, Tottenham était cité comme un possible point de chute. Affaire à suivre…