Face au projet de révision constitutionnelle qui agite la scène politique, Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’Ong 3D, tape du poing sur la table. Dans une déclaration ferme, le leader de la Société civile appelle à un consensus national et exhorte le président de la République à assumer son rôle de garant des institutions.
La tension monte d’un cran autour du projet de modification de la Charte fondamentale. Alors que le texte suit son cours législatif, des voix de la Société civile s’élèvent pour dénoncer une démarche jugée unilatérale. Parmi elles, celle de Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’Ong 3D, qui a publié une mise en garde sans équivoque à l’attention du Pouvoir législatif et de l’Exécutif. Pour le leader de l’Ong 3D, toucher à la Loi fondamentale ne peut se faire à la légère ou pour répondre à des agendas politiques à court terme. «La Constitution, Charte fondamentale de la Nation, ne peut être révisée au gré d’une majorité parlementaire, sans débat national ni consensus», a-t-il martelé d’emblée.
Moundiaye Cissé rappelle un principe démocratique essentiel : toute modification de ce texte sacré doit refléter l’aspiration profonde du Peuple et non des calculs de parti. «Toute révision constitutionnelle doit exprimer la volonté souveraine du Peuple, et non servir des intérêts politiques partisans», ajoute-t-il. Face au risque d’un passage en force, il invite solennellement l’Assemblée nationale à «surseoir à l’adoption du texte, le temps de larges concertations».
Au-delà des parlementaires, c’est le chef de l’Etat qui se retrouve directement interpellé. Pour le Directeur exécutif de l’Ong 3D, le Président ne peut rester passif face à une telle situation. Il l’appelle ainsi à «assumer pleinement son rôle de garant de la Constitution, de la stabilité des institutions et de l’unité nationale». Loin d’un simple rappel à l’ordre textuel, la Société civile attend des actes concrets et immédiats du sommet de l’Etat pour désamorcer la crise latente. Moundiaye Cissé exhorte le Président à «prendre toutes les initiatives légales que lui confère la Constitution pour mettre fin au processus en cours et ouvrir de larges concertations nationales».
Reste à savoir si cet appel au dialogue et à la retenue sera entendu par les autorités, alors que le climat politique exige plus que jamais l’apaisement et la recherche de consensus.