Une situation non prévue par les statuts de la Fifa : que faire quand deux participants à la Coupe du monde se livrent une guerre ? A fortiori quand c’est le pays-hôte qui agresse l’un des futurs participants.
Avec le déclenchement de l’opération americano-israélienne « Fureur épique » contre l’Iran le 28 février, la question se pose désormais. Qualifié sportivement, la « Team Melli » se rendra-t-elle en Amérique du Nord où aura lieu le Mondial 2026 du 11 juin au 19 juillet ?
Quelle est la position de l’Iran ?
Le scénario d’un boycott de la Coupe du monde a été évoqué très brièvement par l’Iran. Quelques heures à peine après le début de l’opération américano-israélienne, le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a brandi cette hypothèse, tout en précisant que le dernier mot reviendrait aux « autorités sportives » du pays.
« Ces événements ne resteront pas sans réponse (…) Mais ce qui est sûr à l’heure actuelle c’est qu’avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », a déclaré, samedi, MehdiTaj à la télévision iranienne, ajoutant que toutes les rencontres du championnat local avaient été suspendues.
La « Team Melli », qui s’est qualifiée pour la 7e phase finale de son histoire, a hérité du groupe G (en compagnie de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande) avec un match prévu à Seattle et deux à Los Angeles, où vit une très importante diaspora iranienne depuis la Révolution islamique, en grande partie acquise à la cause de la monarchie Pahlavi renversée en 1979.
Quelle est la position de la Fifa ?
La Fédération internationale de football reste pour le moment très prudente face à l’éventualité d’une absence de l’Iran au Mondial.
« Nous avons tenu une réunion. Il est encore trop tôt pour commenter en détail, mais nous suivrons attentivement l’évolution de la situation, sur tous les fronts, à travers le monde », a réagi le secrétaire général de la Fifa, Mattias Grafstrom.
Selon une source proche de l’instance, aucune discussion n’a encore été entamée avec la Fédération iranienne au sujet d’un éventuel retrait.