Dans un communiqué publié à la veille de l’événement, le collectif d’avocats du patron de la SCI Pharaon fustige les poursuites et incarcérations ciblant leur client, son épouse, ses enfants et ses proches, tout en rappelant que le journaliste n’a jamais été lié par un quelconque contrat direct avec l’État du Sénégal.
Au cœur du grief, la relation maintenue par les autorités avec la société française Ellipse Projects, maître d’œuvre intégrale de l’hôpital de Tivaouane et sous-traitante de la SCI Pharaon. Les avocats s’indignent de voir le gouvernement poursuivre les dirigeants de l’entreprise pour malversations tout en continuant à collaborer avec elle sur d’autres chantiers d’envergure, notamment pour le ministère de la Justice, et en négociant la reprise de certains travaux. Dénonçant une contradiction flagrante et un « inadmissible règlement de comptes » politique à l’encontre de la famille Diagne, la défense exige l’arrêt immédiat des poursuites et le prononcé d’un non-lieu général.