Lors d’une conférence de presse gouvernementale, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye, a présenté un bilan financier comparatif de la Coupe d’Afrique des Nations. Elle a mis en exergue une rupture majeure dans la gestion des fonds publics alloués à l’équipe nationale.
Pour cette campagne victorieuse au Maroc, le Sénégal a engagé un budget global de 5,125 milliards de francs CFA. Ce montant a couvert l’intégralité des besoins de l’équipe nationale et de son encadrement, de l’ouverture à la finale, incluant l’hébergement, la restauration, le transport et la logistique.
Une innovation majeure a marqué cette édition : la réduction drastique de l’usage d’argent liquide. Alors que les délégations précédentes transportaient parfois des milliards en espèces, le staff technique n’est parti qu’avec 30 millions de francs CFA en liquide. La ministre a précisé que cette démarche vise à instaurer une transparence totale, les paiements étant désormais effectués directement par le Trésor public pour garantir une traçabilité rigoureuse.
Le contraste avec les gestions antérieures est saisissant. Khady Diène Gaye a rappelé qu’en 2021, lors de son premier sacre au Cameroun, le Sénégal avait dépensé 6,5 milliards de francs CFA. Ce chiffre était monté à plus de 11 milliards lors de la Coupe du monde 2022 et à plus de 8 milliards lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, malgré une élimination précoce en huitièmes de finale.
« Cette année, avec un budget de 5,125 milliards de francs CFA, nous sommes revenus avec le trophée », a souligné la ministre. Pour les autorités, ces résultats démontrent qu’une gestion sobre et responsable des ressources publiques n’est pas un obstacle à l’excellence, mais au contraire, un levier de performance durable.