Comme si le climat social n’était pas assez lourd, l’Hémicycle sera le théâtre d’une bataille politique majeure, immédiatement après le vote des deux codes. La séance plénière se poursuivra en effet avec l’élection cruciale des premier et troisième vice-présidents de l’Assemblée nationale. Loin d’être une simple formalité administrative, ce renouvellement partiel du Bureau prend les allures de retour d’ascenseur feutré au sein de la XVe Législature, avec sans doute l’élection de M. El Malick Ndiaye au poste de premier vice-président après avoir démissionné pour laisser la place de président à son leader politique.
Pour la majorité, l’enjeu dépasse le cadre législatif : il s’agit de mesurer l’état réel de ses forces dans une configuration parlementaire inédite. Face à une majorité présidentielle devenue de plus en plus fragile, voire chancelante, chaque vote va compter. Ce scrutin interne intervient dans un contexte de reconfiguration des alliances au pouvoir avec Sonko qui contrôle l’Assemblée. Entre la fronde des travailleurs qui gronde au-dehors et les tractations de coulisses qui s’intensifient, la journée du 22 juin s’annonce comme un véritable test de force. Le gouvernement se retrouve face à une majorité parlementaire qu’il ne contrôle plus totalement, sous le regard suspendu d’un Peuple souverain qui compte les points.
Election des premier et troisième vice-présidents de l’Assemblée : Un agenda politique remodelé pour El Malick
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