Accroché par le Cap-Vert (2-2), l’Uruguay s’est sérieusement compliqué les choses. Et Marcelo Bielsa et ses hommes prennent très cher.
Comme l’Espagne, l’Uruguay a été cueilli à froid par le Cap-Vert, qui fait pourtant partie des petits poucets du tournoi. Seulement, contrairement à La Roja qui a pu rouler sur l’Arabie saoudite dimanche après-midi (4-0), la Celeste avait déjà obtenu un mauvais résultat contre les Saoudiens (1-1) et se retrouve donc deuxième de ce groupe H avec deux petits points, mais dans un contexte où elle risque de prendre la porte en cas de mauvais résultat face à l’Espagne lors du dernier match de poules.
Une entame de Coupe du Monde 2026 particulièrement ratée pour la bande de Fede Valverde, qui a d’ailleurs été assez médiocre et qui a manqué de nombreuses occasions face à la sélection africaine. Si la nation sudaméricaine n’a plus forcément un effectif XXL si on compare à sa génération dorée des années 2010, avec les Forlan, Cavani, Suarez ou Godin, force est de constater qu’avec des joueurs comme le Madrilène, Rodrigo Bentancur, Maxi Araujo ou Manuel Ugarte, elle devrait faire bien mieux qu’un nul contre le Cap-Vert. « Les erreurs, c’est ma responsabilité », assumait Marcelo Bielsa après la rencontre.
Les médias se lâchent
Et forcément, les médias sont déçus. « L’équipe de Marcelo Bielsa a encore rendu une copie irrégulière qui hypothèque sérieusement ses options de qualification pour les seizièmes de finale », explique par exemple El Pais. Au pays, le sélectionneur national est plutôt épargné, et ce sont les joueurs qui prennent cher. Des « erreurs grossières » sont ainsi évoquées par le média, notamment sur le deuxième but capverdien, où Muslera et Olivera font, n’ayons pas peur des mots, n’importe quoi. Dans les notes du match du média, seuls deux joueurs ont la moyenne : Rodrigo Bentancur et Maxi Araujo.
C’est probablement le journal El Observador qui a été le plus tranchant. « L’Uruguay a été une succursale de l’enfer, l’effondrement d’une fausse illusion, l’empire de l’éphémère », s’emporte ainsi le média dans une tirade plutôt poétique, et qui évoque une équipe « où règne l’anarchie, sans idées et désordonnée ». LaRed21 a aussi frappé fort : « cette équipe devrait gagner ce genre de match sans soucis. La Celeste a 5 jours pour trouver des solutions. Sinon, vendredi à Guadalajara, la Coupe du Monde se terminera avant ce que tout le monde avait prévu à Montevideo ». Autant dire que les Uruguayens n’ont pas le droit à l’erreur contre l’Espagne dans la nuit de vendredi à samedi…