Là où la route passe, le développement suit, dit-on. Comme à l’accoutumée, la population de Dougar est entrain de revivre le calvaire de ses routes impraticables en cette période d’hivernage. En ce moment, les principales pistes menant à Dougar sont difficiles d’accès et de sortie. Cette localité en question appelée »Zone de Dougar/Yam », regroupe sept (7) quartiers sur les 22 que compte la commune de Diamniadio. Elle se caractérise particulièrement de par son enclavement et son éloignement par rapport au chef-lieu de ladite commune. Cette situation est aggravée par l’absence de voies de communication bitumée entrainant ainsi des difficultés de transport des biens et des personnes sans parler de l’absence d’un système d’assainissement, de marché organisé et de la boulimie foncière qui sévissent dans cette zone. En réalité, l’un des principaux problèmes de Dougar reste cette lancinante question de la route principale Dougar-Diamniadio.
Cette chaussée impraticable constitue le lien ombilical du retard de décollage de cette localité malgré tous ses atouts et potentialités pour se développer. C’est pourquoi, l’objet de cette publication réside dans le souci de voir les conditions de vie et d’existence de ces populations améliorées. En claire, ce problème de voirie doit être définitivement réglé surtout que cet itinéraire indique le chemin à prendre pour permettre à ce territoire de répondre au rendez-vous de l’émergence conformément à la vision stratégique dégagée par les autorités municipales à savoir : « En 2035 Diamniadio sera une ville aménagée, moderne, bien gouvernée avec des citoyens épanouis dans un cadre de vie sain ». En revanche, la population de ce terroir semble être oubliée dans la représentation de cette future souhaitée déclinée par les autorités à travers le Plan de Développement Communal P.D.C. De ce fait, nous interpellons, sur cette note, les autorités municipales, l’État du Sénégal tout en lançant un appel solennel aux personnes de bonne volonté et la responsabilité sociétale des entreprises installées aux allants tours, de venir en aide cette population sur cette problématique d’accessibilité afin de corriger le déséquilibre et l’iniquité territorial qui règne au sein de la Commune. En fin de compte, le bitumage de cette allée obstruée reste la seule solution idoine pour permettre à la population de se mouvoir aisément en rejoignant leur lieu travail et de stimuler la fluidité des activités marchandes dans cette zone pour véritablement amorcer le développement socioéconomique de ce village.
Mouhamed SENE, étudiant en Master 1 en Gouvernance territoriale et Politiques publiques. Là où la route passe, le développement suit, à Dougar, le 16 août 2021.








