Chine : que sait-on de l’épidémie de maladies respiratoires qui inquiète les autorités sanitaires ? - DiamNews

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Chine : que sait-on de l’épidémie de maladies respiratoires qui inquiète les autorités sanitaires ?

Chine : que sait-on de l’épidémie de maladies respiratoires qui inquiète les autorités sanitaires ?

Une épidémie de maladies respiratoires a fait son apparition dans plusieurs régions chinoises. Les contaminations concernent principalement les enfants. Quatre ans après l’apparition des premiers cas de Covid-19, Pékin tente de rassurer. Mais les autorités sanitaires internationales restent prudentes.

 

À la toute fin de l’année 2019, une “mystérieuse pneumonie virale” fait rage à Wuhan. Cette ville de 11 millions d’habitants située au centre de la Chine est connue dans le pays pour abriter le grand marché Huanan, où l’on vend toutes sortes d’animaux vivants. La maladie, un temps baptisée “le virus chinois”, va s’avérer être le Covid-19. Elle ne tardera pas à s’exporter sur le continent asiatique puis partout dans le monde.

Responsable de plus de sept millions de morts selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le coronavirus va générer une pandémie mondiale, marquée par des périodes de confinement partout dans le monde, les fermetures des frontières et un effondrement de l’économie internationale.

Près de quatre ans après cette crise sanitaire majeure, la Chine fait face à une nouvelle épidémie de maladies respiratoires. Mi-novembre, les autorités chinoises ont fait savoir que des cas de pneumonies qui touchent principalement les enfants ont été enregistrés dans le nord du pays. Fièvre, inflammation pulmonaire sans toux ou encore nodules pulmonaires figurent parmi les symptômes les plus fréquents.

Ces derniers jours, l’hôpital de l’institut de pédiatrie de Pékin a été pris d’assaut par des parents accompagnés de leurs enfants. D’après les informations des services hospitaliers transmises à l’AFP, il s’agirait “d’infections mycoplasma pneumoniae, une cause connue de pneumonies pédiatriques, traitée avec des antibiotiques”. Mais sur les réseaux sociaux, des utilisateurs s’inquiètent déjà d'”un nouveau virus venant de Chine”, ou d’“un nouveau Covid”. 

Les systèmes de surveillance s’affolent

Depuis la mi-octobre, l’OMS étudie les données des systèmes de surveillance chinois. Selon ces observations, ils montrent une augmentation sensible des maladies respiratoires chez les enfants dans le nord de la Chine.

Pékin, qui dispose d’un système de surveillance des maladies de type grippal et des infections respiratoires aiguës sévères, comme la grippe, le VRS, le SARS-CoV-2, a entamé mi-octobre une surveillance renforcée de diverses maladies respiratoires. Pour la première fois, le pays a justement placé sous surveillance les mycoplasma pneumoniae, ou pneumonies pédiatriques.

Lundi 20 novembre, le système de veille ProMED a émis une alerte sur des hôpitaux chinois “submergés d’enfants malades“. Cette flambée est signalée principalement à Pékin et dans des villes telles que Liaoning, dans le nord-est de la Chine. Tous les malades avaient contracté une infection respiratoire inconnue, rapporte encore ProMED.  

Ce réseau mondial rassemble à ce jour 40.000 médecins, biologistes et chercheurs internationaux. Ensemble, ils collectent quotidiennement des données dans le monde sur l’apparition d’épidémies et les publient ensuite gratuitement. C’est ce même dispositif qui était à l’origine, fin 2019, du tout premier signal sur la pneumonie mystérieuse qui se révèlera être le Covid-19.

 

Pékin veut rassurer

Selon les autorités chinoises, “aucun pathogène inhabituel ou nouveau n’avait été détecté”. Mais dans un communiqué, l’OMS signale toutefois “une hausse des consultations externes et des hospitalisations d’enfants” en Chine.

En réponse, les autorités chinoises se veulent rassurantes. Elles assurent que ces contaminations signalées ces derniers mois sont liées à l’abandon des restrictions anti-Covid, à la chute drastique des températures et à la circulation saisonnière de pathogènes connus (virus de la grippe, bactérie mycoplasma pneumoniae, VRS à l’origine de bronchiolites, SARS-CoV-2).

L’heure n’est pas non plus à l’inquiétude parmi la population locale. “Je ne suis pas inquiète de cette annonce de l’OMS. C’est l’hiver, donc c’est normal qu’il y ait plus de cas de maladies respiratoires. C’est dû à la saison”, assure Li Meiling, une mère de famille âgée de 42 ans, interrogée jeudi 23 novembre par l’AFP. Elle s’était rendue à l’hôpital de Pékin avec sa fille, également atteinte d’infection pulmonaire liée à Mycoplasma pneumoniae. “Elle n’a pas beaucoup de symptômes. Mais il est vrai que beaucoup d’enfants de son âge sont touchés en ce moment”, a-t-elle encore expliqué à l’AFP.

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