Dans une contribution au ton ferme, le député et investisseur Abdoulaye Sylla est monté au créneau pour défendre « la dignité du débat public » et dénoncer ce qu’il qualifie de manquement grave à l’éthique parlementaire.
Réagissant à des propos tenus à l’Assemblée nationale visant le père d’une députée, il estime qu’aucune divergence politique ne saurait justifier une attaque personnelle ou familiale. Selon lui, franchir une telle « frontière morale » constitue une atteinte à l’honneur de la représentation nationale et aux principes républicains.
Au cœur de la polémique figure le dossier de Ndingler et l’homme d’affaires Babacar Ngom, fondateur du groupe Sedima. Abdoulaye Sylla défend le parcours d’un investisseur qu’il présente comme un bâtisseur engagé pour la souveraineté alimentaire et le développement économique du pays. Il rappelle d’ailleurs que Babacar Ngom a récemment été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national du Lion par le président Bassirou Diomaye Faye, une distinction qui, selon lui, souligne la reconnaissance nationale de son engagement.
Dans sa tribune, le député affirme ne pas défendre un homme par proximité personnelle, mais un principe : le respect dû aux acteurs du secteur privé national. Il met en garde contre les effets destructeurs des attaques répétées sur les investisseurs, évoquant même l’usure morale que celles-ci peuvent engendrer.
Assumant également les critiques sur son propre absentéisme parlementaire, Abdoulaye Sylla explique consacrer une grande partie de son temps à la gestion de ses entreprises, afin de préserver des milliers d’emplois dans un contexte économique difficile. Il assure répondre aux attaques non par l’invective, mais par l’action.
En conclusion, il lance un appel à la mise en place d’un cadre unitaire du secteur privé national, plaidant pour plus de cohésion et de solidarité face aux défis économiques. Pour lui, la souveraineté ne se proclame pas : elle se construit dans le travail, la responsabilité et la dignité.