Thierno Alassane Sall s’en prend vivement aux députés de Pastef et à la gestion de l’Assemblée nationale. Le président de la République des Valeurs estime que la session extraordinaire actuellement convoquée s’inscrit dans une logique de confrontation avec Bassirou Diomaye Faye depuis la rupture entre le chef de l’État et Pastef. « Cette session extraordinaire vise une chose : la poursuite du procès de Diomaye depuis qu’il y a une rupture entre lui et le Pastef », affirme-t-il.
Pour Thierno Alassane Sall, la majorité parlementaire est loin de respecter les principes de transparence qu’elle revendiquait avant son arrivée au pouvoir. « Les députés de Pastef ne vivent pas la transparence, mais l’opacité », dénonce-t-il.
L’ancien ministre pointe particulièrement le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Il estime que les procédures de vote ne respectent pas les règles élémentaires de transparence. « On n’a jamais voté suivant les normes les plus élémentaires. L’ascenseur de quartier est plus transparent que l’Assemblée », ironise-t-il.
Thierno Alassane Sall met également en cause la gestion du président de l’Assemblée nationale et de son bureau. « Le président et son bureau font ce qu’ils veulent. On parle de fonds communs, on nous achète des véhicules sans transparence », soutient-il. Il accuse par ailleurs le président de l’Assemblée de gérer certains fonds à sa convenance, évoquant notamment l’octroi de billets pour La Mecque et la distribution d’enveloppes d’argent.
Le leader de la République des Valeurs interpelle également les députés de Pastef sur l’affaire ASER. « On a volé nos 37 milliards avec ASER et vous n’avez rien fait. Où est votre souci de transparence ? », lance-t-il.
Enfin, Thierno Alassane Sall remet en cause le discours qui a accompagné l’accession de Pastef au pouvoir. « Vous êtes venus au pouvoir par la manipulation. Vous avez fait croire aux Sénégalais qu’un salon de massage peut avoir un agrément », accuse-t-il, faisant référence à l’affaire Sweet Beauty qui avait profondément marqué la vie politique sénégalaise.