Face au «désordre indescriptible» qui entoure l’audit de la fonction publique, le G7 des syndicats de l’enseignement tape du poing sur la table. Pointant du doigt le manque de planification et la coïncidence de l’opération avec les examens de fin d’année, le collectif exige une suspension temporaire des contrôles ou, à défaut, leur report à la rentrée prochaine pour éviter de léser les enseignants.
Par Dieynaba KANE – Le G7 fustige la manière dont les opérations d’audit de la fonction publique sont en train de se dérouler. Dans un communiqué, le groupe des 7 syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation constate pour le regretter que «depuis près de deux semaines, les opérations d’audit se déroulent dans un désordre indescriptible». Dans leur document, les syndicalistes soulignent qu’elles «sont marquées par l’absence d’un planning clair, leur coïncidence avec les examens de fin d’année, ainsi que par un nombre insuffisant d’auditeurs, obligeant de nombreux enseignants à passer toute une journée dans les centres d’audit sans pouvoir être enrôlés». Face à cette situation, «le G7 exige du gouvernement une suspension temporaire des opérations d’audit afin de permettre une évaluation du dispositif et une meilleure organisation de leur poursuite».
Poursuivant leurs propos, «les syndicats demandent que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour permettre à chaque enseignant de se faire auditer, quelle que soit la localité où il se trouvera pendant les vacances». A défaut, «le G7 demande le report de l’audit au début de la prochaine année scolaire afin de garantir l’enrôlement de l’ensemble des enseignants».
Dans leur document, les syndicats ont, en outre, regretté «que la situation en soit arrivée à ce niveau malgré les nombreuses alertes formulées lors de la réunion préparatoire consacrée à l’organisation de cet audit». Pour trouver une solution satisfaisante dans l’intérêt des enseignants et du bon fonctionnement du service public à l’éducation, le G7 «appelle les autorités compétentes à faire preuve de responsabilité et à engager sans délai un dialogue constructif avec les partenaires sociaux».