Home EconomieStatistiques de 2025 : Le taux de chômage à 22,9%ansd

Statistiques de 2025 : Le taux de chômage à 22,9%ansd

by Aicha Diop

L’économie sénégalaise a enregistré un taux de croissance de 6, 3% en 2024, contre 3, 7% en 2023. Un dynamisme expliqué, d’après la dernière Note sur les résultats des comptes nationaux semi-définitifs 2024 et définitifs 2023 de l’Ansd, par le démarrage de l’extraction du pétrole brut.

Par Dialigué FAYE – La croissance économique se consolide en 2024. Le taux de croissance du Produit intérieur brut (Pib) s’est établi à 6, 3% en 2024, contre 3, 7% en 2023. Cette situation est consécutive à la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire qui se sont relevés respectivement à 12, 7% et 6, 1%. Ces deux secteurs ont contribué respectivement à hauteur de 3, 3 et 2, 8 points de pourcentage à la création de la richesse. De même, les taxes nettes de subventions sur les biens et services ont apporté 0, 3 point à la croissance économique. A l’inverse, le secteur primaire, qui a connu une baisse de 0, 9% sur la même période, a contribué négativement de 0, 1 point de pourcentage.
Du point de vue de la demande, la croissance économique de 2024 a été principalement soutenue par la demande intérieure. En effet, la consommation finale réelle, qui représente 85, 7% du Pib en volume, a progressé de 4, 4% par rapport à l’année 2023. Cette évolution s’explique par l’augmentation simultanée des dépenses de consommation des ménages et des Isblsm (Institutions sans but lucratif au service des ménages : Ndlr), estimée à 3, 5%, et de celle des administrations publiques, 8, 5%.
En revanche, la Formation brute de capital fixe (Fbcf) a enregistré une baisse de 8, 2% en 2024, après une progression de 7, 4% en 2023. Cette évolution résulte de la forte réduction de la Fbcf publique de 19, 8%, combinée à la contraction de la Fbcf privée de 4, 6%. La baisse de la Fbcf privée est, en partie, expliquée par le repli des Investissements directs étrangers (Ide) consécutif à la fin du programme d’installation des plateformes d’exploitation du champ de pétrole offshore de Sangomar. Par ailleurs, le recul de la Fbcf publique reflète la baisse des dépenses publiques.
Néanmoins, la demande extérieure nette a exercé une contribution positive sur la croissance économique. En volume, les exportations ont enregistré une augmentation importante de 20, 8% par rapport à 2023. Les importations, en revanche, ont diminué de 2, 5% sur la même période. Au titre des échanges extérieurs de biens et services (en volume), les exportations se sont bonifiées de 20, 8% en 2024, après une baisse de 5, 6% en 2023. En parallèle, l’évolution des importations est passée de 2, 1% en 2023 à -2, 5% en 2024. Toutefois, l’épargne nationale a enregistré une hausse de 14, 1% pour s’établir à 4290 milliards de francs Cfa. Ainsi, le taux d’épargne nationale s’est établi à 18, 9% en 2024, contre 17, 7% en 2023.
L’Ansd rappelle que «l’année 2024 a été marquée par plusieurs événements majeurs avec des effets contrastés sur l’économie sénégalaise. Les tensions sociopolitiques liées au contexte préélectoral tendu ont temporairement affecté le climat des affaires, ralenti certains investissements et pesé sur le rythme de l’activité économique au début de l’année. A cela, s’ajoutent les répercussions persistantes des tensions géopolitiques internationales et les effets du changement climatique qui continuent de fragiliser certains secteurs, notamment l’agriculture. Par ailleurs, la fin de l’année a été marquée par la suspension du programme du Fmi avec le Sénégal à la suite de la révélation de déclarations incomplètes des données sur la dette publique et le déficit budgétaire, «misreporting»».

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