Suite à la décision du Conseil constitutionnel se déclarant incompétent face au cas de Ousmane Sonko, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué au ton particulièrement offensif publié ce 18 juin 2026, la coalition d’opposition dénonce une dérive du pouvoir en place et appelle à la constitution d’un «large front» pour faire barrage à la majorité actuelle.
La Conférence des leaders du Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) a réagi officiellement au verdict de la plus haute juridiction du pays. Tout en prenant acte du fait que le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour statuer sur la situation de Monsieur Ousmane Sonko, l’opposition maintient fermement ses accusations. Pour le Fdr, le leader de Pastef se rend coupable de «forfaiture» en ayant «usurpé la dignité de seconde personnalité de l’Etat». La coalition insiste sur le fait que cette décision juridique ne change rien à la donne : «Cette décision du Conseil n’enlève rien ni à l’illégalité du fait dénoncé par tous les véritables démocrates du pays ni au devoir, pour chaque fille et fils du pays, de dire non à cette forfaiture décidément de trop.»
Le communiqué cible directement le comportement et les récentes déclarations du dirigeant du parti au pouvoir. Le Fdr fustige notamment sa dernière intervention sur les antennes de Rfi et France 24, qualifiée de «scandaleuse», y dénonçant une «inculture» et une «irresponsabilité complète» face à des propos réduisant l’appartenance nationale à la couleur de la peau. Sur le plan économique, l’opposition ne décolère pas et accuse le chef de Pastef de légèreté quant à ses discours passés sur une «prétendue dette cachée». Selon le Fdr, ces déclarations ont eu des conséquences directes et dramatiques, ayant «précipité l’économie sénégalaise dans un gouffre sans fond».
Un appel solennel à l’union des «Forces vives»
Face à ce qu’il qualifie d’«incompétence» et d’«arrogance» de la part du parti au pouvoir, le Fdr avertit les citoyens des risques majeurs que court le Sénégal. Affirmant sa volonté de construire une alternative démocratique stricte dans le respect des lois, le front d’opposition lance une invitation générale au rassemblement. Cet appel solennel s’adresse à toutes les composantes de la Nation : les partis politiques, la Société civile, les syndicats, les démocrates et la jeunesse. L’objectif affiché par la Conférence des leaders est clair : s’unir pour former un bloc capable d’«endiguer la vague pastéfienne» et éviter que le pays ne bascule dans le chaos.