A la veille du 1er mai, le climat social s’alourdit à Thiès. Le Collectif national des ex-agents de La Poste, issus du plan de départ volontaire, annonce une mobilisation devant la Mecap pour exiger la restitution de leurs économies.
Par Cheikh CAMARA – Le bras de fer entre les ex-agents de La Poste et leurs autorités de tutelle franchit une nouvelle étape. Le collectif national regroupant les anciens employés ayant souscrit au Plan de départ volontaire négocié a annoncé la tenue d’un sit-in ce jeudi 30 avril. Le rassemblement est prévu dès 7h 30 devant les locaux de la Mutuelle d’épargne et de crédit des agents du public et parapublic (Mecap) de Thiès.
Cette mobilisation n’est pas un acte isolé, mais le cri du cœur de travailleurs dont les économies semblent bloquées. Selon le coordonnateur du collectif, l’objectif est clair : «Exiger le paiement intégral de nos épargnes restées à ce jour non honorées, malgré les engagements pris par les autorités compétentes.» Pour Modou Fall et ses camarades, l’heure est à l’urgence. Ils déplorent une situation qui s’éternise et qui «impacte lourdement les conditions de vie des ex-agents concernés». Privés de leurs ressources après des années de service, ces retraités volontaires se retrouvent aujourd’hui dans une précarité qu’ils jugent inacceptable.
Un appel au dialogue et à la responsabilité
Malgré la colère qui gronde, le collectif insiste sur le caractère «citoyen et responsable» de son action. Tout en interpellant directement l’Etat et les responsables de la Mecap pour une résolution diligente du dossier, ces anciens postiers rappellent leur ligne de conduite : respect des procédures de revendication, une mobilisation sans violence et une main tendue pour trouver une issue favorable.
Toutefois, le message envoyé à la veille de la Fête du travail est sans équivoque : les ex-agents restent «déterminés à faire valoir leurs droits légitimes» et ne comptent pas relâcher la pression tant que leurs comptes d’épargne n’auront pas été crédités.