L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé ce samedi 17 octobre 2026 le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, au lendemain d’un vote indicatif du Conseil de sécurité qui lui a été défavorable. Il dit vouloir favoriser « l’émergence d’une candidature consensuelle ».
Macky Sall jette l’éponge. Dans une déclaration diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien chef de l’État a officialisé son retrait de la course à la succession du Portugais António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026. Il dit prendre cette décision en « espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ».
L’ancien président tire les leçons des tours de scrutin informels organisés par les quinze membres du Conseil. « Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine », a-t-il relevé.
Ce retrait intervient au lendemain d’un vote indicatif à huis clos, au cours duquel aucun des sept candidats n’a échappé à un avis défavorable d’au moins un membre permanent. Macky Sall y avait recueilli dix mentions « décourage », dont trois émanant de détenteurs du droit de veto, contre seulement cinq « encourage ». La Costaricienne Rebeca Grynspan, ancienne secrétaire générale de la Cnuced, était arrivée en tête, devant l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA.
Portée par le Burundi, la candidature de l’ancien président sénégalais avait été officiellement déposée au début de l’année, avant son audition devant les États membres à New York en avril.
Elle n’a jamais fait l’unanimité au Sénégal. Les autorités actuelles l’accusent d’avoir dissimulé une partie de la dette publique durant ses mandats, ce qu’il a toujours contesté. Des victimes de la répression des manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024 s’étaient également mobilisées contre sa candidature.
Avec ce désistement, le nombre de prétendants tombe à six, alors que de nouvelles candidatures restent possibles à l’issue du dernier vote indicatif du Conseil de sécurité.